L’incident de la bombe artisanale met en lumière les problèmes de contrôle de sécurité dans les aéroports

L’incident de la bombe artisanale à Edmonton soulève des préoccupations concernant la réduction par les conservateurs du financement de l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA), l’agence gouvernementale responsable de la sécurité dans les aéroports.

« Malheureusement, il ne s’agit pas d’un incident isolé et les problèmes ne cessent d’empirer en raison des compressions budgétaires des conservateurs et de leur manque de surveillance, a dénoncé le porte-parole du NPD en matière de sécurité publique, Randall Garrison (Esquimalt—Juan de Fuca). Les Canadiens seraient surpris d’apprendre que ce n’est pas la totalité des droits de sécurité – soit près de 15 $ pour un vol intérieur aller-retour – qui sont investis dans la sécurité des aéroports. »

Entre 2012 et 2015, plus de 120 millions $ des 2 milliards $ encaissés grâce aux droits de sécurité n’ont pas été investis dans la sécurité mais sont allés plutôt directement dans les coffres du gouvernement. Le gouvernement fédéral a également réduit le budget de l’ACTSA de plus de 110 millions $ pendant ces trois années, malgré le fait que le nombre de voyageurs aériens augmentait chaque année.

« La même société de sécurité impliquée dans l’incident ayant eu lieu à Edmonton assure la prestation des services privés de contrôle de la sécurité à l’Aéroport international Pearson, l’aéroport le plus achalandé au pays, a ajouté la porte-parole du NPD en matière de transports, Olivia Chow (Trinity—Spadina). Des centaines d’emplois ont été supprimés à l’aéroport Pearson, ce qui a eu pour effet de réduire les normes de sécurité et d’allonger les files d’attente et de multiplier les retards. »