Langues officielles : reculs majeurs sous le gouvernement conservateur

Le nouveau rapport du commissaire aux langues officielles est clair : le bilinguisme a connu un recul majeur au Parlement et au pays depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement conservateur.

« Cela confirme ce qu’on savait déjà : la protection des deux langues officielles n’est pas du tout une priorité pour le gouvernement conservateur. Le rapport confirme les défis persistants et les reculs, que ce soit pour obtenir un service fédéral dans sa langue, au sein de la fonction publique ou encore pour le développement des communautés minoritaires », a déclaré le porte-parole en matière de langues officielles, Yvon Godin (Acadie – Bathurst).

Depuis leur arrivée au pouvoir en 2006, les conservateurs ont révélé leurs réelles intentions par leur inaction. Avec la fermeture du seul centre maritime de sauvetage bilingue au pays, la nomination de personnes unilingues à des postes clés comme celui de vérificateur général et de juge à la Cour suprême et la réduction de financement dans des domaines aussi importants que l’éducation en français, le gouvernement démontre qu’il ne se préoccupe pas de la vitalité des communautés francophones.

« Le rapport démontre aussi que les conservateurs laissent également de côté les besoins des communautés anglo-québécoises. De plus, le gouvernement avait l’occasion de montrer son engagement envers les langues officielles en indexant la Feuille de route. Il a plutôt choisi de réduire les fonds », a pour sa part ajouté le porte-parole adjoint, Jamie Nicholls (Vaudreuil—Soulanges).