Le NPD dénonce le programme anti-avortement des conservateurs

Il est odieux d’écarter les victimes de viol et les enfants mariés de force des programmes de santé maternelle

Les conservateurs doivent abandonner leur programme anti-avortement et accepter de financer les programmes de santé maternelle qui aident les victimes de viol en temps de guerre et les enfants mariés de force, dit le NPD.

Le ministre du Développement international, Christian Paradis a récemment indiqué que le Canada ne financerait pas l’accès à des services d’avortement sécuritaires pour les victimes de viol en temps de guerre et pour les enfants mariés.

« Les conservateurs font passer leur idéologie rétrograde avant la santé des femmes les plus vulnérables du monde. C’est honteux », s’est indignée la porte-parole de l’Opposition officielle en matière de développement international, Hélène Laverdière (Laurier – Sainte-Marie).

« Dans les pays en développement, les complications lors de l’accouchement sont la première cause de mortalité chez les filles âgées de 15 à 19 ans, a déclaré le porte-parole de l’Opposition officielle en matière d’affaires étrangères, Paul Dewar.

La semaine dernière, le ministre des Affaires étrangères John Baird, avait d’ailleurs lui-même reconnu aux Nations unies  que “ces filles sont des enfants; elles ne sont tout simplement pas prêtes à devenir mères.”

Pourquoi les conservateurs leur tournent-ils le dos, maintenant?

La porte-parole de l’Opposition officielle en matière de condition féminine, Niki Ashton, a quant à elle souligné que le viol était une stratégie de guerre et qu’il était nécessaire de fournir des soins de santé reproductive aux femmes des pays en développement.

« Ces femmes n’ont aucun choix. Le Canada peut faire partie de la solution. Il ne doit pas nuire aux efforts internationaux pour leur offrir des services, a déclaré Mme Ashton. Le NPD continuera de lutter pour l’adoption de politiques qui soutiennent et respectent les femmes, au Canada comme ailleurs dans le monde. »