Quel a été le rôle de Ray Novak dans l’affaire du chèque de Wright à Duffy?

Le sénateur Mike Duffy a donné mardi sa version des faits concernant l’étendue de l’implication du Bureau du premier ministre (BPM) dans le scandale des dépenses du Sénat et dans son camouflage subséquent.

Parmi l’avalanche de nouvelles allégations avancées par Duffy devant le Sénat, il semble que Ray Novak - l’actuel chef de Cabinet de Stephen Harper - ait joué un rôle dans les discussions entre Duffy et le BPM. Selon le sénateur Duffy :

« J’ai été appelé chez moi à Cavendish par Ray Novak, assistant senior du premier ministre. Il était avec la sénatrice LeBreton, leader du gouvernement au Sénat. La sénatrice LeBreton était claire : l’entente ne fonctionnait plus si je ne démissionnais pas du caucus conservateur dans les prochaines 90 minutes. Je serais expulsé immédiatement du caucus, sans réunion, sans vote. De plus, elle a dit que si je ne quittais pas le caucus immédiatement, je devrais comparaître devant le comité sénatorial de l’éthique, qui aurait l’ordre de me mettre à la porte du Sénat. »

                -Mike Duffy, Sénat, 22 octobre 2013

Les conservateurs refusent depuis des mois de révéler l’ampleur de l’implication du BPM dans cette affaire. En fait, Stephen Harper a carrément évité de répondre à une question claire au sujet de Ray Novak en juin dernier :

Thomas Mulcair : est-ce que Ray Novak a participé de quelque façon que ce soit aux discussions concernant Mike Duffy? Oui ou non? Stephen Harper : Monsieur le Président, encore une fois, les faits sont très clairs. M. Wright a décidé d'agir de sa propre initiative, en utilisant ses propres fonds. Il est seul responsable de ces gestes. Je ne dispose d'aucune information qui me permettrait de croire que quelqu'un d'autre est responsable. M. Wright doit manifestement répondre devant les autorités compétentes de ces gestes qui, de son propre aveu, sont une erreur.

-Échange à la Chambre des Communes, 5 juin 2013 Plus que jamais, il est temps pour Stephen Harper de dire la vérité aux Canadiens sur le rôle exact joué par son ex-chef de cabinet, Nigel Wright, son successeur Ray Novak et les autres membres de son personnel impliqués dans ce scandale.

Les Canadiens méritent mieux.

Les Canadiens méritent la vérité.