Santé maternelle : le NPD condamne l’abolition d’un programme destiné aux premières nations

Alors que Stephen Harper affirme que le Canada est un chef de file mondial en matière de santé maternelle et infantile, son gouvernement s’apprête à éliminer un programme essentiel destiné aux Premières nations : le Programme de santé maternelle et infantile (SMI).

« Ce programme a fait ses preuves. Il est né d’un partenariat entre des femmes autochtones et des soignants et il contribue à sauver la vie des femmes et de leurs bébés, a déclaré la porte-parole du NPD en matière de condition féminine, Niki Ashton (Churchill). Au Manitoba, certains membres des Premières Nations sont aussi vulnérables et démunis que les populations des pays où le Canada achemine son aide au développement. Stephen Harper fait preuve d’une hypocrisie honteuse.»

Au Manitoba, le taux de mortalité infantile est deux fois plus élevé chez les Premières Nations que dans le reste de la population. Le programme SMI est administré par les peuples autochtones. Le Conseil canadien de la santé a d’ailleurs établi qu’il s’agit d’un programme exemplaire. Malgré ce succès, la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits a annoncé qu’elle prévoyait mettre fin au programme en 2015.

« En matière de santé, le gouvernement se défile continuellement de ses responsabilités envers les Premières Nations. C’est inexcusable. En 2014, il est inacceptable que des nourrissons meurent au Canada. Nous devons améliorer les choses, et non les empirer, a déclaré la porte-parole du NPD en matière de santé des autochtones Carol Hughes (Algoma—Manitoulin—Kapuskasing). Les néo-démocrates exigent que le gouvernement accroisse le financement pour les programmes de soins maternels destinés aux Premières Nations. »