Pyrrhotite : Le NPD lance un appel à la mobilisation citoyenne

Le gouvernement Harper doit cesser d’ignorer les victimes de la crise et les indemniser au plus vite, ont plaidé aujourd’hui les néo-démocrates

TROIS-RIVIÈRES — Réunis ce matin en conférence de presse avec les représentants de la Coalition Proprio-Béton, les députés néo-démocrates Robert Aubin (Trois-Rivières) et Ruth Ellen Brosseau (Berthier-Maskinongé) ont lancé un vaste plan d’action qui fait appel à la mobilisation citoyenne afin de faire pression sur le gouvernement conservateur dans le dossier de la pyrrhotite.

Ces prochains jours, le NPD fera circuler une pétition demandant explicitement au gouvernement Harper d’intervenir dans ce dossier. De l’information sur la crise et ses conséquences économiques sera aussi transmise directement aux citoyens, de même qu’un modèle de lettre adressée à différents ministres.

Tous les résidents de la circonscription de Trois-Rivières ainsi que ceux des secteurs touchés dans le comté de Berthier-Maskinongé recevront ce document dans leur boîte aux lettres. «L’inaction des conservateurs a assez duré, plaide M. Aubin. Cette catastrophe aurait dû et aurait pu être évitée, et la responsabilité du gouvernement fédéral est facile à démontrer.»

C’est donc pour demander à la population d’intervenir directement auprès du gouvernement que M. Aubin et Mme Brosseau ont eu l’idée de faire ces envois directement chez les gens.

« Tout ce qu’on demande aux gens, c’est de se faire entendre en signant la pétition et la lettre qu’ils recevront à la maison. Ça prend deux minutes, ça ne coûte rien et plus nous serons nombreux à répondre, plus ils réaliseront l’ampleur du problème et la nécessité d’agir ».

Le NPD a déjà interpellé le gouvernement conservateur à maintes reprises pour lui expliquer la situation. «Il faut absolument que le gouvernement fédéral fasse sa part pour régler ce problème une bonne fois pour toutes», a indiqué Ruth Ellen Brosseau.

Rappelons que le NPD demande au gouvernement d’intervenir d’abord en mettant sur pied un fonds d’indemnisation financière pour les sinistrés, puis en modifiant la norme sur la qualité des agrégats du béton. Si une telle norme avait été adaptée plus tôt, la crise de la pyrrhotite ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui.